Celui-ci, portant lui-même sa croix, sortit de la ville pour se rendre à l’endroit appelé « le lieu du crâne » (en hébreu: « Golgotha »). C’est là qu’ils le crucifièrent, lui et deux autres. On plaça une croix de chaque côté de la sienne. Celle de Jésus était au milieu. Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère, la sœur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala. (Évangile selon saint Jean 19, Versets 17, 18 + 25)

 

Chers lecteurs, chères lectrices,

 

Quel spectacle Marie doit supporter ! Elle ne peut plus aider son fils mourant. Il est exécuté comme un assassin. Il est suspendu entre deux criminels. Quelle douleur doit endurer cette femme ! Le chant de louange (Lc. 1, 46) s'est tu. La joie de la naissance du Messie fait place aux tourments de l'âme. Ce que le vieux prophète Siméon lui avait dit à l'époque se réalise maintenant : Jésus sera un signe de Dieu contre lequel beaucoup se révolteront. C'est ainsi que ses pensées les plus intimes apparaîtront au grand jour. Mais toi, Marie, tu souffriras beaucoup pour cet enfant ; elles te transperceront le cœur comme une épée tranchante (Lc. 1, 23 + 35). Maintenant, elle subit cette douleur indicible, comme seules les mères peuvent la subir. L'enfant bien-aimé qu'elle a mis au monde meurt sous ses yeux. Elle est impuissante face à ce spectacle.

 

Matthias Grunewald a immortalisé ces tourments psychologiques dans un tableau célèbre. Sur le retable d'Issenheim, il montre Marie qui s'effondre sous la croix. Le disciple Jean est à ses côtés et la tient dans ses bras. Il est le seul disciple à rester auprès de Jésus et de sa mère à l'heure de la mort. Les autres disciples ne le supportent pas. Je dois l'avouer : moi non plus, je n'aurais probablement pas été là. Moi non plus, je n'aurais pas pu assister à cette mort atroce. Moi aussi, j'aurais probablement laissé Marie et les autres femmes seules dans leur douleur.

 

Pourquoi Dieu impose-t-il tout cela à la mère de Jésus, à ces femmes, à ses disciples ? Pourquoi impose-t-il tout cela à son fils ? Cela semble paradoxal : par amour pour vous et pour moi. C'est par amour pour tous les hommes que Dieu impose cela à son Fils.: “Oui, Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils, son unique, pour que tous ceux qui placent leur confiance en lui échappent à la perdition et qu’ils aient la vie éternelle”(Jean 3, 16) Jésus, le Messie, meurt volontairement pour nous racheter du pouvoir du péché et de la mort. Il prend sur lui toutes les fautes de ce monde. Le prophète Esaïe dit : "Mais c’est pour nos péchés qu’il a été percé, c’est pour nos fautes qu’il a été brisé. Le châtiment qui nous donne la paix est retombé sur lui et c’est par ses blessures que nous sommes guéris” (Es. 53, 5).

 

La croix du Golgotha est une imposition. Aujourd'hui encore, de nombreuses personnes ne peuvent pas voir cette croix avec Jésus mourant. Pourtant, Jésus a versé son sang pour faire de nous des enfants de Dieu. Il crée cette nouvelle alliance que le prophète Jérémie avait annoncée :”Je placerai ma Loi au plus profond d’eux-mêmes, je la graverai sur leur cœur; moi, je serai leur Dieu, eux, ils seront mon people” (Jr. 31, 33).

 

Là où cette loi de l'amour n'est pas inscrite dans le cœur, l'injustice et l'effusion de sang continuent de se produire. Aujourd'hui aussi. Nous l'entendons et le voyons chaque jour. Jésus crucifié est un appel au réveil pour tous : mettez fin à toute effusion de sang ! Protégez la vie, qui est si précieuse. Chaque vie humaine est unique et infiniment précieuse. Nous avons des vies à préserver ! Nous, chrétiens, sommes du côté de Jésus, qui est la vie et la vérité (Jean 14, 6). Nous devons protéger la vie, préserver la vie et tout particulièrement la vie des enfants. C'est une honte inconcevable lorsque des enfants sont traumatisés par la violence, par la guerre ou par des abus sexuels.

 

Mais il y a aussi de l'espoir : sous la croix du Golgotha, il n'y a pas seulement une mère désespérée, des femmes qui pleurent et un disciple qui souffre. Il y a aussi un soldat inconnu, un capitaine romain. Dieu a touché son cœur. Il comprend : “Voyant de quelle manière il était mort, l’officier romain, qui se tenait en face de Jésus, dit: Cet homme était vraiment le Fils de Dieu!” (Mc. 15, 39). Il est pour moi un signe d'espoir. C'est justement un soldat qui comprend que c'est Dieu lui-même qui est sur la croix. Jésus, l'amour de Dieu en personne, est crucifié.

 

Dieu a changé le regard de ce soldat romain. Le regard porté sur Jésus nous change aussi. Le Christ ressuscité et éternellement vivant change notre cœur et le rend capable d'aimer Dieu et nos semblables. Il veut même nous rendre prêts à aimer nos ennemis. Quelle exigence ! Est-ce que nous la laissons faire ?

 

Je Vous invite à une prière :

 

Jésus-Christ, ton amour est un défi pour nous. Car il veut nous changer de fond en comble. Si souvent, nous nous y opposons et refusons ton amour.

Tu es la vie et tu veux que nous protégions la vie et ne la détruisions pas.

Nous te prions pour les enfants qui souffrent de la violence. Aide-les.

Nous te prions pour les enfants qui sont atteints d'une maladie incurable. Aide-les ainsi que leurs familles. Exauce leurs prières, s'il te plaît !

Nous te prions pour toutes les mères, tous les pères, toutes les familles qui souffrent de la mort d'un enfant. Console-les et redonne-leur espoir !

Nous te prions pour la paix, là où règnent la haine et la violence. Nous te prions pour que les gens entendent ton appel au réveil et s'ouvrent à ton amour. Amen.

 

Merci d'avoir écouté et participé à la prière.

Druckversion Druckversion | Sitemap Diese Seite weiterempfehlen Diese Seite weiterempfehlen
© 2021 Hans-Peter Nann, Frankfurt am Main